
Mais qu’est-ce qui a poussé Marie-Noëlle Tardivel et Éric Ruffin à créer « Je sais faire » à Pléhédel ? La création d’une activité répond souvent au constat d’un besoin auquel aucune offre ne répond sur le moment. C’est bien la motivation centrale qui a guidé leur démarche. « Aujourd’hui dans les mains, que nous reste-t-il ? » dit Marie-Noëlle. Diverses évolutions sociales ont eu pour effet co-latéral de nous couper de nombreux savoir-faire : des études plus longues pour plus de jeunes, la vie citadine organisée autour de la consommation de biens et services, la « pré-affectation » soit aux femmes soit aux hommes de certaines activités.
Se faire confiance
Mais les aléas de la vie, prise de conscience de la nécessaire préservation de la nature ou encore difficultés économiques amènent à réaliser l’importance et le plaisir de savoir faire soi-même. Cela suppose d’abord d’oser faire. « Nous avons enquêté , interviewé de nombreuses personnes pour savoir comment elles ont appris à tronçonner, percer, faire des rideaux, jardiner, expliquent ils. Nous nous sommes aperçus que s’agissant des garçons avant de faire eux-mêmes ils avaient tout autant d’appréhension que les filles mais que pour endosser le rôle que la société leur assigné à une époque, ils se sont lancés dans certaines activités. Il en va exactement de même pour les femmes » . Comme des militants de la transition et du partage des savoirs faire, pour encourager femmes et hommes, quels que soit leur âge et condition, à se faire confiance et prendre leur autonomie pour de multiples actes du quotidien sans demander à leur entourage de faire à leur place, ils ont inventé « Je sais faire ».
Quatre ans après, le public est au rendez-vous, venant à la classe mobile prêtée par la mairie deux samedis par mois. Prochainement les sauvegardes PC puis semer, repiquer, planter.
Pratique
S’inscrire en laissant vos noms prénom tél et mail le cas échéant à Marie-Noëlle Tardivel 06 75 03 73 25. Voir le programme sur le site https//jesaisfaire22.fr. Participation: 10 € la séance. Les supports de cours sont envoyés par mail après la séance.
Article Le Télégramme du 15 février 2025